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Des gants.D’année en année, l’envoutant feuilleton concernant l’élaboration des gants de balle pelote, hante les nuits du CA et du CS de la fédération mais aussi des dirigeants des clubs et des joueurs, acteurs essentiels de notre sport.D’année en année, les contraintes imposées aux mesures des gants se sont multipliées. Les contrôles sont de plus en plus nombreux, de plus en plus difficiles et fastidieux. Même les arbitres en perdent leur latin. C’est maintenant d’un matériel sophistiqué dont ils ont besoin avant la rencontre. En effet, pas moins de 30 mesures (voir schéma de gant) sont nécessaires afin d’accepter ou de refuser un gant !!!! Pire que pour la Formule 1 !!!! Le chemin vers une solution acceptable par tous, semble de plus en plus éloigné.Il est temps d’y réfléchir vraiment et de passer de « l’acceptable » au « raisonnable » ! Un de nos joueurs vient de faire l’amère expérience de tout ce cinéma. Saisi par un arbitre bien trop zélé, et pour une raison bien plus futile encore (2 mm2 de plastic sur un coin de la plaque) , le gant de notre joueur a atterrit en ce début juin dans les mains du Comité Sportif. Après mesurages, pesage, re mesurages ( plus de 20 minutes …) , le gant fut démonté ( plus ou moins 30 minutes) et jugé non conforme (double épaisseur de cuir à la base de la plaque – ce qui est interdit). Notre joueur jugé non responsable du « montage » de ce gant écopa cependant d’une amende de 50€ et 1 journée de suspension avec sursis. Ce n’est pas énorme, me direz-vous, mais en comptant l’achat d’un nouveau gant, nous voilà à une somme globale de plus de 200€…. ! Il faut signaler que ce gant avait été homologué – donc jugé valable en tous points - fin mars 2011 … ! Je ne veux pas exposer ici tous les détails de cette affaire ni relater toutes les rumeurs qui circulent ci et là mais tous ces éléments me donnent aujourd’ hui l’intime conviction que peu (ou aucun…) gants actuellement sur les ballodromes ne répondent strictement au cahier des charges qui est normalement imposé. Alors, à qui peut-on imputer la responsabilité de cet état de fait : - Du côté des fabricants : le respect d’un cahier des charges « chargé », est techniquement difficile à assurer. Soumis aussi à une concurrence qui « pousse » à réaliser le « meilleur » gant possible, certains d’entre eux n’hésitent pas à s’écarter du droit chemin ! - Du côté de certains joueurs : qui imposent aux fabricants leurs désidératas qui s’écartent là aussi de la réglementation en la matière - Du côté du Comité Sportif : Les … « pauvres »…je les plains de devoir s’appuyer sur le ROI pour prendre leur décision . On peut leur reprocher cependant dans un certain nombre de cas de procéder au démontage d’un gant, non pas nécessairement sur des critères objectifs mais uniquement sur bases de suspicions (légitimes ou pas…) - Du côté du Conseil d’Administration où depuis des années des réflexions sont entamées sans vraiment proposer une solution définitive. Avec ces diverses mesures imposées, croyez moi…, on a même échappé à l’utilisation d’un appareil qui aurait pu mesurer ou tester la dureté d’un gant…Ouf, on l’a échappé belle. Je ne veux évidemment pas accuser ni pointer du doigt individuellement ces divers acteurs car je sais que la tâche n’est pas aisée. Et que la critique est facile. Alors j’en appelle maintenant à une simplification radicale dans la fabrication et l’utilisation des gants. Prenons quelques mesures objectives non contestables (ex : pour le poids qui ne pourrait excéder 170grs, appliquons une plaque fédérale brevetée). Je suis certain qu’au sein de la fédération d’autres personnes sont aussi de mon avis. Si on craint que les performances de ces gants soient décuplées, travaillons alors sur la qualité des balles. Il est temps d’avoir cette réflexion car le grand risque que nous courrons, c’est que ce dossier des « gants » gangrène à tout jamais ce sport que nous chérissons tant. |